Discrimination
Publié le 16 février 2007
Ce dernier mois, trois malades étrangers ont été renvoyés dans leur pays d’origine alors que les médecins inspecteurs de santé publique avaient rendu des avis défavorables à cette procédure. Le CNS est attaché à l’accès aux soins pour tous les patients, quel que soit leur statut juridique, et au droit au séjour pour soins qui constitue une disposition essentielle pour lutter efficacement contre l’épidémie d’infection à VIH. Il a déjà demandé plusieurs fois par le passé "une application pleine et entière de la réglementation" existante.
L’article 313-11 11° du Code d’entrée et de séjour des étrangers prévoit qu’un titre de séjour est accordé "à l’étranger résidant habituellement en France et dont l’état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité, sous réserve qu’il ne puisse effectivement bénéficier d’un traitement approprié dans le pays dont il est originaire".
Bien souvent dans leurs pays d’origines, malgré l’existence de traitements, l’effectivité de l’accès à ces derniers et au suivi médical est très loin d’être assurée. La disponibilité du traitement dans un pays ne signifie pas nécessairement son accès pour tous, loin s’en faut. Ainsi dans certains pays moins de 5 % des personnes qui auraient besoin d’un traitement en bénéficient.
Aussi, une expulsion signifie souvent des interruptions de traitement qui favorisent les risques de sélection de mutations de résistance qui à terme complique la prise en charge et compromet le diagnostique vital de la personne. De plus, dans le cas où cette personne pourrait avoir accès de nouveau à un traitement, il y a peu de chance que ce soit le même, ce qui pose aussi un problème dans la continuité des soins. L’observance est un élément fondamental de la prise en charge du VIH.
La prise en charge de la santé des migrants en France pose donc non seulement la question de la législation applicable sur le territoire national, mais aussi celle des soins réellement accessibles aux migrants dans leurs pays d’origine.
L’ouvrage retrace la réflexion sur le VIH qui eut lieu dans les années 1990, pendant lesquelles l’auteur fut la première Présidente (de 1989 à 1995) du Conseil national du sida (...) | Publié le 23 mai 2013
En clôture de la consultation organisée les 11 et 12 mars 2013 par l’IAS, l’ANRS et Sidaction, Patrick Yeni a présenté le point de vue du CNS sur les perspectives en matière de TaSP (...) | Publié le 17 avril 2013
Retrouvez l’Avis, le Rapport, le Communiqué de presse et le programme de la réunion d’information et de débat du CNS consacrés aux autotests (...) | Publié le 22 mars 2013
Le CNS a organisé une réunion d’information et de débat le vendredi 22 mars 2013, au Ministère des Affaires sociales et de la Santé (...) | Publié le 11 mars 2013
4ème de couverture : "Ce neuvième rapport d’activité du Conseil national du sida couvre les années 2010-2011. Il s’inscrit à la fois dans la continuité des avis antérieurs du Conseil, mais aussi dans la volonté ferme de voir les politiques publiques s’infléchir (...) | Publié le 18 décembre 2012